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Assassinat du président Jovenel Moïse : le Collectif Défenseurs Plus constate l’échec du système judiciaire local

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Alors que se déroulait hier lundi 9 mars le procès en Floride sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, le Collectif Défenseurs Plus constate l’échec du système judiciaire haïtien dans ce dossier.


L'organisme de défense des droits humains suit avec une attention soutenue l’ouverture, en Floride, aux États-Unis, du procès de plusieurs individus présumés impliqués dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.


Le début de ce processus en territoire étranger est une étape nécessaire vers la manifestation de la vérité, a reconnu le collectif, en déplorant que, plus de 4 ans après ce crime odieux, la justice haïtienne n’ait produit jusqu’à présent aucun résultat tangible, peut-on lire dans un communiqué paru dans la journée.


« Cette inertie met en évidence la déliquescence des institutions judiciaires nationales ainsi que l’absence de garanties sécuritaires suffisantes pour les magistrats instructeurs, contraignant ainsi une partie du dossier à être traitée en dehors du système judiciaire haïtien », poursuit le communiqué.


Après l'assassinat du 58e président, la crise multidimensionnelle a atteint son apogée dans le pays, et la gouvernance judiciaire n'en fait pas exception. Aujourd'hui plus que jamais, la population attend que la justice élève enfin la nation, mais celle-ci stagne dans la paralysie.

Le Collectif Défenseurs Plus appelle les autorités judiciaires américaines et haïtiennes à :


• élargir les enquêtes aux auteurs intellectuels ainsi qu’aux commanditaires financiers, qu’ils se trouvent en Haïti ou ailleurs ;

• poursuivre tous les complices, qu’ils appartiennent au secteur politique, économique ou à la société civile, en Haïti comme à l’étranger ;

• renforcer la coopération pénale internationale afin d’éviter que des zones d’ombre ne subsistent quant aux motivations réelles de ce magnicide.


Pour les défenseurs des droits humains, si les auteurs intellectuels de ce crime crapuleux ne sont ni identifiés ni punis, quel que soit leur rang ou leur influence, la nation ne pourra véritablement entamer un processus de reconstruction et de cicatrisation démocratiques.

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