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L’Initiative du 24 Avril se positionne sur les tensions entre le gouvernement et le CPT

  • 27 nov. 2025
  • 2 min de lecture


L’Initiative du 24 Avril s’est positionnée, dans une note parue le jeudi 27 novembre, sur les récents échanges entre des conseillers présidentiels et des ambassadeurs, lesquels ont déclenché des tensions entre le chef du gouvernement et des membres du CPT.


À travers cette note, l’Initiative du 24 Avril dit prendre acte de graves incidents diplomatiques opposant certains agents de la diplomatie étrangère au CPT, dans le cadre des velléités du Conseil de destituer le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé.


« Ce scandale de trop est l’expression du mépris des prouesses de nos aïeux et de l’indignité des membres du Conseil Présidentiel de la Transition, incapables d’hériter des fruits de la liberté acquise au prix du sang par nos ancêtres », lit-on.


L’Initiative a également fustigé la médiation du CARICOM qui, ayant accouché de ce Conseil Présidentiel de Transition, n’a fait qu’aggraver la situation du pays en le précipitant dans une logique d’officialisation de la tutelle ; une insulte à la dignité nationale, précise cette note signée entre autres par l’ex-sénateur de l'Ouest, Jean Renel Sénatus.


« Les scandales successifs orchestrés par ce Conseil Présidentiel démontrent à quel niveau la gouvernance politique du pays est confisquée. Ce dernier événement devrait provoquer un sursaut national. Le peuple haïtien ne doit plus rester spectateur pendant qu’une poignée d’individus, dépourvus de mandat populaire, détermine son avenir, sous la dictée et le contrôle d’ambassades étrangères », persiste cette structure politique, qui s’était toujours opposée à l’accord du 3 avril ayant donné naissance à cette structure presidentielle.


L’Initiative du 24 Avril exige des membres du CPT et du gouvernement de facto qu’ils tirent les conséquences de leur inconséquence en remettant, au plus vite, le pouvoir à un juge issu de la Cour de cassation. Le choix de la plus haute cour de justice du pays est présenté comme un dénouement institutionnel au vide politique du 7 février 2026, date devant marquer la fin du mandat du CPT. « Le peuple haïtien, déjà meurtri et humilié, ne peut pas attendre le 7 février 2026 », poursuit la note.


L’Initiative insiste sur la necessité d'une rupture nette avec la gouvernance actuelle. Le pays ne peut pas continuer à être administré comme un État paria, dénonce-t-elle. Elle appelle le peuple à reprendre le contrôle du destin du pays.

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