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Les acteurs politiques restent divisés sur le mécanisme de remplacement du CPT à l’approche du 7 février

  • 6 janv.
  • 2 min de lecture

Le début de cette nouvelle année ne coïncide pas à des changements sur la scène politique en Haiti, marquée une fois de plus par des incertitudes majeures. Ce contexte politique est encore marqué par des désaccords parmi les acteurs au sujet d’une formule unique pour remplacer le conseil présidentiel de transition.


S’il devrait y avoir sans doute des changements dans la gouvernance du pays à partir du 7 février, aucune alternative ne semble prendre le dessus parmi diverses propositions élaborées par différentes structures politiques.


Entre le remplacement du CPT par un juge à la cour de cassation où le maintien d’un premier ministre dans le cadre d’un exécutif monocéphale pour assurer les prochaines élections : les acteurs politiques n’ont toujours pas de plan clair pour l’après 7 février.

A l’approche de cette date fatidique, les discussions se poursuivent dans l’optique de trouver un mécanisme de remplacement au Conseil Présidentiel de transition selon certains acteurs contactés.


Pour le moment, l’option menant à la cour de cassation récolte de nombreuses adhésions souligne Emmanuel Ménard du parti Force Louverturienne Réformiste.


Face aux nombreuses propositions émises par les regroupements politiques, la mise en place d’un comité d’initiative visant à les concilier serait envisageable fait-il savoir.


Alors que ce moment décisif arrive dans quelques semaines, le coordonnateur de l’organisation Debout Citoyen pour le rapatriement de la souveraineté nationale brandit encore l’option de la cour de cassation. Proposition qui pourtant est loin d’être unanime au sein de la classe politique, reconnait Me Lucmane Delile.


Pour mettre fin à cette énième expérience transitoire qui a échoué dans l’organisation d’élections conformément à la feuille de route élaborée, les acteurs qui s’inscrivent dans la dynamique  d’une recherche de solution ne parviennent pas à s’entendre.


Il demeure plus viable pour les membres du mouvement national pour la transparence de maintenir un premier ministre en poste pour assurer la continuité de l’Etat pour arriver à la tenue des scrutins conformément au calendrier publié par le conseil électoral. Pascal Adrien, leader de ce mouvement, y voit une alternative plus certaine.


Dans cet univers marqué par des propositions de toutes sortes, les Démocrates Engagés pour une Haïti Forte et Inclusive (DEHFI), jeune structure politique, se montre favorable à toutes formules se rapprochant beaucoup de la constitution haïtienne. Cela dit, l’option menant à la cour de cassation est la plus conséquente selon Pierre Hugues Saint-Jean, secrétaire général du parti DEHFI.


Dans l’intervalle, d’autres structures font la promotion pour le remplacement du CPT par un juge à la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif pendant que d’autres encore brandissent l’option conduisant au choix du protecteur du citoyen, le Juge Jean Wilner Morin.


Autant de propositions sur la table qui rendent difficile de trancher sur la suite à donner à la gouvernance du pays à partir du mois prochain.


A côté de toute cette confusion, les incertitudes sécuritaires demeurent entières et pourraient impacter le calendrier électoral publié récemment par le CEP, qui fixe au mois d’aout le premier tour des élections législatives et présidentielles.

 

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