Nouveau rebondissement dans l’affaire Jovenel Moïse, cinq ans après son assassinat
- il y a 2 jours
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Quatre hommes accusés d'avoir fomenté un complot dans le sud de la Floride qui a conduit à la mort atroce du président haïtien seront enfin jugés lundi, près de cinq ans après l'assassinat de Jovenel Moïse dans sa chambre à coucher, qui a plongé le pays dans un chaos gangrené par les gangs, selon le miami herald.
Un cinquième accusé ne sera pas présent au procès devant la cour fédérale de Miami. Christian Emmanuel Sanon, 67 ans, médecin haïtien et citoyen américain qui avait été pressenti comme successeur potentiel de Moïse dans le complot du groupe, ne sera pas jugé en raison de son état de santé. Il sera jugé séparément à une date ultérieure.
Son absence ne devrait toutefois pas changer la dynamique de l'affaire de complot meurtrier qui s'étend du sud de la Floride à Haïti, ni la stratégie centrale de la défense : les quatre accusés affirmeront qu'ils n'ont jamais eu l'intention de tuer Moïse, qui a été torturé et assassiné le 7 juillet 2021, mais qu'ils voulaient simplement le destituer.
À cette fin, ils affirment avoir obtenu l'accord du gouvernement haïtien pour l'arrêter, citant un mandat signé par un juge haïtien début 2021, un document que les procureurs qualifieront de sans valeur juridique.
Les accusés qui comparaissent devant le tribunal sont Arcángel Pretel Ortiz, 53 ans, ancien informateur du FBI, ressortissant colombien et résident permanent aux États-Unis ; Antonio Intriago, 62 ans, Vénézuélien-Américain propriétaire d'une société de sécurité à Doral qui avait embauché Pretel ; James Solages, 40 ans, un homme à tout faire haïtien-américain qui travaillait également pour Intriago et était proche de Sanon, et Walter Veintemilla, 57 ans, un Équatorien-Américain qui a aidé à financer le plan visant Moïse. Tous sont en détention depuis leur arrestation.
source : Miami Herald



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