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Plus de 160 morts et de dizaines de disparus à Kenscoff entre juillet et aout 2026

il y a 7 heures
2 min de lecture


Cent soixante-quatre personnes ont été assassinées et des dizaines d’autres sont portées disparues au cours de deux massacres, perpétrés respectivement en juillet et en août 2026, dans la commune de Kenscoff (est de Port-au-Prince), par des bandits armés membres de la coalition terroriste Viv Ansanm, selon un rapport du Réseau national de défense des droits humains, rendu public le 16 septembre 2026.


Parmi les victimes assassinées identifiées, figurent vingt-et-une personnes âgées de soixante-cinq à quatre-vingt-dix  ans, trente-six femmes et sept  enfants, précise le Rnddh.

De plus, au moins vingt-trois personnes ont été blessées par balles ou à l’arme blanche. Soixante et onze autres personnes ont été enlevées et des dizaines de maisons et de véhicules ont été incendiés, ajoute-t-il.


Au moins soixante et onze personnes ont été enlevées, lors de l’attaque du dimanche 23 au lundi 24 août 2026. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, filmée par les bandits armés, montre au moins vingt-cinq personnes, dont trois nourrissons, toutes séquestrées au même endroit.


Dans l’après-midi du vendredi 28 août 2026, treize personnes, dont sept femmes et six enfants, ont été libérées après avoir été retenues en captivité par des bandits armés, à la suite du soutien apporté par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) aux efforts ayant conduit à leur libération, en collaboration avec des responsables communautaires, rappelle le Rnddh.


Parmi les mineurs libérés, figuraient trois enfants âgés de moins de deux ans, un enfant de sept ans et deux adolescents.


Lors des deux massacres de juillet et août 2026, plusieurs dizaines de maisons, dont celles du docteur William Pape, directeur du Groupe haïtien d’étude du sarcome de Kaposi et des infections opportunistes (Gheskio), et du magistrat Bob Joachim, juge titulaire du tribunal de paix de Kenscoff, ont été incendiées, ainsi que de nombreux véhicules.


Des sites de personnes déplacées, dont celui du camp Anc de Robin, ont également été partiellement incendiés.


Ces deux massacres ont été perpétrés à l’encontre de la population dans un contexte marqué par de grandes inquiétudes, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la commune, signale l’organisme.


Cette inquiétude a été aggravée par le rappel progressif des agents des unités spécialisées, qui étaient déployés sur le terrain, amputant de 60 % l’effectif affecté à la sécurité de toute la juridiction de Kenscoff, explique-t-il.


Le Rnddh déplore qu’aucune disposition sécuritaire n’ait été prise, en vue d’empêcher l’attaque armée perpétrée dans la nuit du 23 au 24 août 2026, en dépit de la sollicitation d’un renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti dans la ville de Kenscoff, acheminée à la hiérarchie.

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