Quand Gérald Gilles, Edgard Leblanc et Leslie Voltaire prônent un CPT à trois membres pour l’après-7 février
- 3 févr.
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Au sein du Conseil présidentiel, déjà fragmenté avant même l’échéance de son mandat, les tentatives visant à imposer une alternative de remplacement se multiplient. Au lieu d’une démarche transparente et inclusive, la série de dialogues de trois jours lancée par trois conseillers présidents, à savoir Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, s’apparente davantage à une stratégie de maintien au pouvoir. Parmi toutes les pistes évoquées, celle de la reconduction d’un CPT réduit résonne avec insistance.
En effet, sur fond de confusion et d’incertitude, le conseil présidentiel de transition a organisé, le lundi 2 février, sa deuxième journée de dialogue. Cette initiative portée par Leslie Voltaire, Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils a réuni des dirigeants politiques fédérés en des groupes porteurs pour la plupart de proposition séparée dite de sortie de crise.
Dans la salle de discussion occupée par les parties prenantes, l’entrée a été interdite aux journalistes. Toutefois, dans le document soumis à discussion, l’idée de reconduire au moins un président du CPT pour l’après 7 février est bien inscrite. Un point suscitant de désaccord parmi les participants, nous rapporte l’ancien député Antoine Rodon Bien-Aimé.
Des participants à cette série de rencontre se sont même proposés comme candidat pour occuper un rôle dans la prochaine transition nous dit l’ancien parlementaire.
Dans ce qui ressemble à une recherche d’un minimum d’adhésion de ces 3 membres du CPT pour se maintenir au pouvoir au-delà de l’expiration de leur mandat, les participants en ont profité pour soumettre leur proposition. Des membres signataires de l’accord Montana ont également pris part aux discussions. Francisco Alcide semble ne pas avoir de réserve sur ce point.
John Kelly Cénat, coordonnateur de l’accord historique du 14 aout, qui participe lui aussi à ces discussions dit prendre ses distances par rapport à la reconduction de membres du CPT comme option pour l’après 7 février. Une position qu’elle soutient dans le débat mais qui semble ne pas avoir trop de supporters.
Une commission de médiation de plusieurs membres a été mise sur pied, chargée de dégager une formule au terme des discussions qui prendront fin ce 3 février. Toutefois, cette démarche à laquelle ont pris part 3 conseillers ne récolte pas la majorité fixée pourtant à 5. Dans cet univers d’incertitude, l’après 7 février reste floue.



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