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100 jours à la tête de la PNH : Vladimir Paraison fait le bilan



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Le directeur général a.i. de la Police nationale, André Jonas Vladimir Paraison, a dressé le bilan de ses 100 premiers jours à la tête de l’institution policière ce vendredi 28 novembre. Il affirme avoir pris les rênes de l’institution dans un contexte sécuritaire comparable à un « cancer métastasé ».


En moins de 100 jours, le climat sécuritaire s’est considérablement amélioré, affirme-t-il, signalant la reprise d’une bonne partie du centre-ville des mains des gangs, notamment certaines artères du Palais national ou encore le carrefour de l’aéroport, où la vie tend à reprendre, dit-il. Le bilan a également été marqué par une réorganisation structurelle de la PNH en vue de renforcer ses capacités opérationnelles.


Installé le 8 août dernier, son constat était que pas moins de 5 départements s’écroulaient, dont l’Ouest et l’Artibonite, peints en rouge face à l’ampleur des défis. En ses premiers 100 jours, la situation sécuritaire s’est considérablement améliorée, affirme le commandant en chef de la PNH.


S’il avait promis de se battre jusqu’au rétablissement du climat sécuritaire, quelques jours après son installation, les groupes armés se sont volontairement retirés de plusieurs quartiers qu’ils occupaient, dont Delmas 30 et Bas Delmas. Pourtant, Paraison affirme que les alentours du carrefour de l’aéroport ont été repris aux gangs.


La capitale était en état de siège, jusqu’aux abords de Pétion Ville, a-t-il fait remarquer, signalant une nette amélioration du niveau d’insécurité à Delmas et au Champ-de-Mars, où des accès ont également été repris.


Concernant la situation à Kenscoff, le commandant de la PNH a vanté les efforts réalisés, affirmant avoir repris le contrôle d’un site de télécommunications stratégique occupé par les groupes armés, évitant ainsi une catastrophe dans le pays.


Dans d’autres grands bastions de gangs, notamment dans l’Artibonite, des avancées significatives ont également été signalées. « Avant les 100 jours, la situation était plus que critique ; désormais, un répit est constaté », affirme-t-il.


En plus des opérations offensives contre les groupes criminels, qui ont conduit à la saisie de plusieurs matériels létaux, Vladimir Paraison s’est également intéressé au volet structurel de la PNH. Il a annoncé, par exemple, avoir révisé le curriculum de formation des agents et ambitionne une augmentation significative de leurs effectifs avec le recrutement de 4 000 agents en un an. Le tout, pour poursuivre les offensives jusqu’à la reprise totale des quartiers.

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