18 suspects dans l’assassinat de Jovenel Moïse extradés aux États-Unis sur instruction du gouvernement haïtien
Joseph Félix Badio et 17 Colombiens inculpés et détenus par la justice haïtienne dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, ont été extradés aux USA, dimanche 20 septembre 2026.
Le Gouvernement n'a pas tardé a confirmé la nouvelle à travers un communiqué publié dans la journée du dimanche 20 septembre 2026.
« En application des mécanismes d'extradition prévus entre la République d'Haïti et les États-Unis d'Amérique, et à la demande des autorités américaines, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique autorise, sur instruction du Gouvernement, la remise des personnes concernées, afin de permettre leur jugement» lit-on.
Cette démarche vise également à contribuer à l'établissement des faits et l'identification des responsabilités, dans le respect des garanties judiciaires et à l'abri de toute influence. En effet, dans le souci de faire aboutir les procédures judiciaires relatives à l'assassinat du Président Jovenel MOÏSE, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le Gouvernement haïtien a décidé de renforcer sa coopération avec les autorités judiciaires américaines, poursuit le communiqué du ministère de la justice.
Deux procédures ont été engagées, l'une en Haïti et l'autre aux États-Unis. Alors que la procédure américaine a enregistré des avancées significatives, notamment des arrestations, des poursuites et des condamnations, la procédure haïtienne demeure confrontée à d'importantes difficultés et n'a pas, à ce jour, abouti à la tenue d'un procès, après cinq années de procédure.
Relativement, plusieurs personnes détenues en Haïti font l'objet d'inculpation ou de mandats émis par les autorités judiciaires américaines en lien avec cette affaire.
Par ailleurs, les informations et éléments de preuve susceptibles d'être recueillis au cours de cette coopération pourront également contribuer à l'approfondissement des investigations en Haïti, conformément aux mécanismes prévus en matière d'entraide pénale.
Cette décision s'inscrit dans le respect des prérogatives et des intérêts de la République d'Haïti et traduit la volonté du Gouvernement de mobiliser les voies de coopération disponibles pour favoriser l'aboutissement du procès dit le communiqué signé par l'actuel ministre de la justice, Me Patrick Pelissier.



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