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Culture : Lancement ce vendredi de la Quinzaine de la Francophonie placée sous le signe de la jeunesse et de la paix

  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

En présence de la Chancelière Mme Raïna Fortin , du Ministre de la Culture et de la Communication, Dr Emnanuel Ménard et du Secrétaire d'État à la Communication, Dr Jean Willo Patrick Chrispin , les activités liées à la Wuinzaine de la Francophonie ont été lancées ce vendredi 6 mars 2026 au local de la Chancellerie à Berthé, Pétion-Ville. Des cadres du MCC , du MAEC, du MENFP et du Rectorat de l'UEH ont assisté à la cérémonie de lancement sans compter des pwrsonnalites influentes de la societe civile. Prenant la parole , à l'occasion, l’ambassadeur de France en Haïti, Antoine Michon, a rappelé son attachement personnel à cet espace linguistique.

« À l’époque, je travaillais à l’Organisation internationale de la Francophonie comme directeur des affaires politiques », a-t-il confié.


Saluant les autorités présentes, le diplomate a exprimé sa satisfaction de lancer officiellement la Quinzaine de la Francophonie 2026 en Haïti.

« C’est un grand plaisir de prendre la parole aujourd’hui pour lancer avec vous la Quinzaine de la Francophonie 2026 en Haïti », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette célébration annuelle rassemble les pays francophones autour de valeurs communes. Les États de l’espace francophone sont en effet majoritairement multilingues et plurilingues, ce qui constitue une richesse pour la coopération internationale.

Le thème de cette année invite à regarder vers l’avenir, mais aussi à écouter la jeunesse.

« La jeunesse n’est pas seulement l’avenir de nos sociétés, elle en est déjà largement le présent », a souligné l’ambassadeur, rappelant que cette réalité est particulièrement visible en Haïti où les jeunes représentent une grande part de la population.


Pour le diplomate, promouvoir la Francophonie signifie aussi reconnaître les nombreux défis auxquels les sociétés font face aujourd’hui. Toutefois, il reste convaincu que la culture, l’éducation et le dialogue demeurent les outils les plus puissants pour construire la paix.

Malgré les difficultés, il observe en Haïti une grande vitalité culturelle et intellectuelle, ainsi qu’un remarquable esprit de résistance.


Dans son intervention, le ministre de la Culture et de la Communication, Dr Emmanuel Ménard, a souligné l’importance du rôle de la jeunesse dans la construction d’un monde plus apaisé.Le thème de cette édition, « La contribution de la jeunesse pour un monde plus apaisé », prend une résonance particulière en Haïti, dans un contexte marqué par de fortes tensions sociales et sécuritaires.Selon le ministre, la paix ne doit pas être considérée comme un simple slogan ou une formule protocolaire.

« La paix est une notion essentielle. Elle se cultive, elle se transmet. » Il a rappelé que l’une des missions fondamentales de son ministère est de promouvoir la culture comme un bouclier contre la violence et comme un moteur de développement et de richesse pour la société.


Le ministre a également appelé les jeunes de l’espace francophone du Bénin, du Mali, du Canada, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Liban, du Rwanda, de la Louisiane aux États-Unis, de la France et d’Haïti ,à assumer une responsabilité historique : celle de construire une vision humaniste du monde fondée sur la tolérance et le respect de la diversité culturelle.


Pour la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Mme RaïnaForbin, cette cérémonie de lancement ne constitue pas seulement l’ouverture d’une série d’activités culturelles et intellectuelles, mais également une occasion de rappeler l’histoire et la mission de la Francophonie.L’idée d’une coopération entre les pays partageant la langue française a émergé dans les années 1960 sous l’impulsion de dirigeants visionnaires tels que Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba et Hamani Diori.

Ces pères fondateurs considéraient la langue française non seulement comme un moyen de communication, mais aussi comme un instrument de dialogue, de coopération et de rapprochement entre les peuples.

C’est dans cette perspective qu’a été créée en 1970 à Niamey l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue aujourd’hui Organisation internationale de la Francophonie.

En Haïti, les relations avec la Francophonie institutionnelle sont particulièrement importantes, a fait davoir la Cheffe de la diplomatie haïtienne évoquant le rôle de la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, dont les initiatives visent notamment à encourager le dialogue politique en Haïti.


Dans un contexte international marqué par des tensions persistantes et de profondes fractures sociales, la jeunesse apparaît comme une force motrice capable d’aider Haïti à se relever.Selon la ministre, chaque jeune porte une vision, des idées et un engagement qui peuvent contribuer à bâtir un monde plus juste et plus pacifique.

Avant de conclure, la ministre a adressé ses remerciements aux institutions partenaires ayant contribué à l’organisation de cette édition, notamment :

le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ; le ministère de la Culture et de la Communication ;

l’ambassade de France ; l’Organisation internationale de la Francophonie.

En lançant officiellement la Quinzaine de la Francophonie 2026, elle a formulé le souhait que ces journées soient marquées par des débats enrichissants, des rencontres inspirantes et des initiatives porteuses d’espoir pour Haïti et pour le monde.




Yves Paul LÉANDRE

HPN


 
 
 

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