Des enfants, utilisés comme boucliers par des gangs principales victimes de frappes de drones, selon l’ONU

C’est le gang 5 segonn et celui de gran ravin qui recrutent le plus de mineurs dans leurs rangs. Si cette information des experts de l’ONU n’est pas nouvelle, le plus choquant, c’est que toujours selon ce rapport, Certains de ces enfants sont utilisés comme boucliers par les chefs de gangs lors d’attaques de drones, tandis que d’autres, supposés être liés aux gangs, auraient fait l’objet d’exécutions sommaires par des forces de sécurité et des groupes d’autodéfense, selon les Nations unies.
Cette réalité décrite dans ce rapport fraichement publié par le groupe d’experts de l’ONU a déjà poussé le haut-commissaire des nations-unies à alerter le Conseil des droits de l’homme sur le sort infligé aux enfants pris entre les feux.
Pourtant, la convention relative aux droits de l’enfant oblige explicitement les États à coopérer pour la réhabilitation et la réinsertion sociale de ces mineurs, les qualifiant ainsi formellement de victimes.
Donc, que ces derniers soient tués lors d’opérations ou exposés comme bouclier constituent en plus de la brutalité de l’acte, une violation des traités adoptées par Haiti.
69 civils, dont cinq enfants ont été des victimes de frappes de drones, selon un rapport publié le 8 mai 2026 par le Bureau intégré des Nations Unies. Deux fillettes âgées de sept et neuf ans figuraient parmi les personnes blessées graves, après la chute d’un drone dans la cour de leur maison à Martissant, en mars 2026.
Le recrutement et l’utilisation d’enfants par les groupes armés ont presque triplé en 2025. En mai 2026, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion, réactivée dans le cadre du Pacte national en février 2026, a présenté sa feuille de route, mais sa mise en œuvre demeure lente et difficile en raison de l’insuffisance du soutien institutionnel et financier, déplore le Groupe d’experts.



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