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OCHA dévoile son plan de réponse humanitaire 2026, sur fond d'une nouvelle crise de financement international



Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies en Haïti (OCHA), ambitionne d'assister plus de 4,2 millions de personnes en 2026. Selon son plan de réponse humanitaires pour cette année, les besoins globaux sont estimés à plus de 880 millions de dollars, soit une diminution de 3 % par rapport à l’an dernier.


Ce jeudi 18 décembre, lors d’une conférence conjointe, la Coordonnatrice résidente et humanitaire du système de l'ONU en Haiti , Nicole Boni Kouassi, et le ministre délégué à la Solidarité et aux Affaires humanitaires, Herwil Gaspard, ont fait valoir leur intention de soulager les familles déplacées, dont leur nombre ont augmenté à 1,4 millions au cours de l’année 2025. Cette assistance ponctuelle souffre cruellement d'un manque de financement, les investisseurs internationaux sont de plus en plus réticents à soutenir Haïti, selon la coordonnatrice résidente du système de l'ONU.


Nicole Boni Kouassi a exprimé la volonté des Nations-Unies de poursuivre l’assistance dans plusieurs domaines, mais a appelé à des ''investissements massifs'', face à l'ampleur des défis. En un an, le nombre de déplacés internes est passé à 1,4 million, en raison de nouveaux assauts de gangs à l'Artibonite et au Plateau Central.


En 2025, l’ONU nécessitait plus de 908 millions de dollars pour assister environ 5,5 millions d’Haïtiens, seulement 22% de cette somme a été collectée. Pourtant près d’un haïtien sur deux avait besoin d’aide humanitaire cette année-là. Le tableau n’a pas évolué. Selon les prévisions de 2026, ces besoins augmenteront de 6,7%. Les personnes en situation de handicap, les femmes et les filles demeurent au premier plan des cas les plus urgents.


Dans ce chantier humanitaire l’État haïtien joue également un rôle important au côté des agences onusiennes. Le ministre délégué à la Solidarité et aux Affaires humanitaires, Herwill Gaspard reconnaît par ailleurs, que l'extrême violence qui caractérise le quotidien des haïtiens est un construit, auquel il faut certes des réponses urgentes, mais également une approche structurelle afin favoriser le développement

et la paix dans le pays, a-t-il affirmé.


Les responsables du gouvernement et de l'ONU redoutent une nouvelle crise de financement concernant les prévisions à venir, et plaident pour une implication des acteurs internationaux à la cause Haïtienne.


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