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Des dirigeants de partis pressent le Premier ministre d’entamer le dialogue politique



Plusieurs jours après la caducité du conseil présidentiel de transition, la classe politique a constaté le transfert du pouvoir exécutif au Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Cependant, des structures dont l’Accord Karibé et le parti politique MORN soulève son problème de légitimité, et lui pressent d’entamer un dialogue autour d'un exécutif bicéphale.


Selon Maître Abel Loreston, président de l’Accord Karibé, le décret adopté par le 

Premier ministre, se faisant l'unique chef de l’exécutif manifeste sa volonté de s’accaparer le pouvoir à la fin du mandat du CPT. Il dit accorder une quinzaine de jours au chef du gouvernement pour entamer le dialogue devant aboutir à un accord politique.


Selon Maître Loreston, l’option de la Cour de cassation est encore envisageable. Il invite les acteurs à trouver un consensus dans un bref délai.


Le président du parti MORN, Dr Jean Palerme Mathurin, pressenti comme Premier ministre suivant la résolution issue du dialogue interhaïtien lancé par une frange du CPT, a de son côté rappelé que M. Alix Didier Fils-Aimé a été démis de ses fonctions et ne peut engager l’État haïtien.


Bien que le collège présidentiel de 3 membres prôné par les assises du dialogue interhaïtien n’a pas vu le jour, M. Mathurin persiste dans sa démarche de bicéphalie. Le dirigeant politique presse le locataire de la Primature d’instaurer le dialogue en vue de l’installation dudit collège.


La bande à Abel Loreston prône, certes, « une dernière transition », mais pas une présidence tripartite, ce qui révèle une fois de plus la divergence entre les acteurs.

Les membres de l’Accord Karibé persiste dans leur ultimatum, accordant au Premier ministre Fils-Aimé une quinzaine de jours pour lancer les discussions, faute de quoi ils menacent de descendre dans les rues.


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