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À l’ONU, Alix Didier Fils-Aimé appelle à renforcer la sécurité, relancer l’économie et organiser les élections

il y a 10 heures
2 min de lecture

Le plein déploiement de la force internationale, le renforcement des capacités nationales de sécurité et la tenue d’élections pour mettre fin à la transition ont constitué vendredi les principaux axes du discours d’Alix Didier Fils-Aimé à l’Assemblée générale des Nations unies. Le chef du gouvernement en a profité pour présenter les réalisations de son équipe sur le plan sécuritaire dans le pays.


Le Premier ministre a déploré que la force internationale chargée d’appuyer Haïti dans la lutte contre les gangs ne soit pas encore pleinement opérationnelle et n’ait pas atteint l’effectif prévu de 5.500 membres. Il a réclamé le renouvellement de son mandat et les moyens nécessaires à son déploiement effectif. « Un mandat ne suffit pas. Il faut des effectifs. Il faut les moyens. Il faut la détermination d’aller jusqu’au bout », a-t-il déclaré.


Sur le plan national, M. Fils-Aimé a fait état de plus de 2.000 policiers formés dans le cadre du programme P4000, qui prévoit la formation de 4.000 policiers. Plus de 1.500 soldats ont également été formés, tandis qu’un programme prévoit la formation de 15.000 nouveaux soldats au cours des trois prochaines années.


Le chef du gouvernement a également ciblé le trafic illicite d’armes et de munitions, appelant au démantèlement des filières criminelles et au contrôle effectif de la frontière. Il a associé à cette réponse sécuritaire la lutte contre l’impunité, avec la mise en place annoncée de deux pôles judiciaires spécialisés et l’entrée en vigueur des nouveaux codes pénal et de procédure pénale au 1er janvier 2027.


Sur le front économique, M. Fils-Aimé a défendu un changement d’approche, appelant à « passer de l’aide à l’investissement, de l’assistance à la production, de la dépendance au partenariat ». Il a salué la prolongation jusqu’en 2028 des préférences commerciales accordées à Haïti par l’administration du président Donald Trump et demandé une extension de dix ans.


Il a également salué les mécanismes mis en place par le Royaume-Uni et plaidé pour que les ressources consacrées à la gestion de la crise soient progressivement converties en investissements créateurs d’emplois et d’opportunités, notamment pour les jeunes et les femmes.


La question électorale a constitué l’autre volet majeur du discours. Alix Didier Fils-Aimé a affirmé que la transition devait prendre fin par les urnes. « Cette transition doit prendre fin et elle prendra fin par un bulletin de vote dans les urnes », a-t-il déclaré.


Selon lui, le processus électoral est engagé, avec l’ouverture des centres d’inscription, l’agrément des partis et groupements politiques et l’accomplissement des formalités nécessaires par les candidats. Il a dit vouloir des élections « libres, crédibles, inclusives et intègres » et appelé les femmes et les jeunes à participer au processus.


M. Fils-Aimé a enfin assuré que des dispositions avaient été prises pour préserver l’intégrité du scrutin face à la violence, aux réseaux criminels et aux financements illicites. « Ces élections ne concernent pas seulement le prochain gouvernement. Elles concernent l’avenir d’Haïti », a-t-il déclaré.



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