À l’ONU, Alix Didier Fils-Aimé évite, peut-être, la question la plus attendue

Le Premier ministre a tenu un long discours à la tribune des Nations unies, hier, vendredi. Lors de son allocution, le chef du gouvernement a évoqué la situation sécuritaire du pays, la nécessité d’une relance économique avec le soutien des pays amis et, surtout, l’évolution des démarches visant à organiser des élections en Haïti.
D’ailleurs, l’organisation des scrutins est présentée par le Premier ministre comme le moyen de mettre fin à ce cycle de transition, jugé beaucoup trop long par plus d’un.
« Cette transition prendra fin par un bulletin de vote », a souligné Alix Didier Fils-Aime, rappelant que l’organisation des élections constitue l’une des ultimes missions de la transition qu’il dirige seul avec son gouvernement depuis la fin du mandat du CPT, le 7 février 2026.
Le chef du gouvernement a placé l’organisation des élections parmi les principaux engagements de son administration et réaffirmé sa volonté de mettre un terme à la transition politique. « La sécurité doit aussi nous permettre d’honorer le deuxième engagement majeur de mon gouvernement : les élections », a déclaré Alix Didier Fils-Aimé.
Cependant, la tenue de ces élections reste conditionnée au rétablissement de la situation sécuritaire du pays. Et c’est là que se pose la grande question : à quand le rétablissement de la sécurité en Haïti ?
Sur ce point, le Premier ministre a surtout plaidé pour une Force de répression des gangs pleinement opérationnelle, tout en évoquant certains efforts sur le plan national, notamment à travers la mise en œuvre du programme P-4000, grâce auquel plus de 2 000 policiers ont déjà été formés sur un effectif de 4 000 agents visés.
En résumé, Alix Didier Fils-Aimé a laissé entendre que la transition prendra fin avec l’organisation d’élections, lesquelles pourront se tenir lorsque les conditions sécuritaires le permettront.
Le calendrier électoral prévoit le 13 décembre 2026 pour le premier tour des scrutins. Une date déjà remise en question par plusieurs secteurs de la société, qui la jugent difficilement réalisable au regard de la réalité sur le terrain.
À l’heure actuelle, le processus accuse encore certains retards, de quoi conforter ceux qui estiment que la date du 13 décembre pourrait ne pas être respectée.
Ce n’est donc pas la participation du Premier ministre à la 81e Assemblée générale des Nations unies qui dissipera les doutes autour du calendrier électoral.


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